3 étapes pour aller chercher la personne qui se cache derrière la question qui tue

Vous vous souvenez, cet épisode, traumatique, dans votre vie, où lorsque vous étiez avec votre collègue à la Cafétéria, et vous parliez de votre espérance en Dieu, il se tourne vers vous en disant : « Mais toi qui est chrétien, comment expliques-tu que la vie soit apparue sur la Terre ? ». Et là, vous séchez. Drame céleste. Drame divin. Tout s’écroule. Je n’ai pas su répondre à la question qui tue. Alors, çà ne s’est peut-être pas passé comme çà, mais je pense qu’on a tous été coincé à un moment donné, par une question qui tue.
« le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19.10). Au lieu de prendre les questions qui tuent pour des attaques personnelles, allons à la recherche de celui qui nous pose la question, et qui est égaré ! Égaré loin de la vraie vie, égaré loin de Jésus. Allons à la recherche de celui qui nous pose la question, tout en répondant de façon à continuer la relation avec celui qui l’a posée. En effet, Jésus sait que derrière chaque question qui tue, il n’y a pas qu’un assassin, mais il y a une personne qui a besoin de LE rencontrer.

1. Imitons le modèle de Jésus.

C’est sur le modèle du Christ lui-même que nous voulons fonder notre apologétique, c’est-à-dire notre manière de répondre aux questions de ceux qui nous « demandent raison de notre espérance » (1 Pierre 3.15). A ce titre, la rencontre de Jésus avec le « jeune homme riche » est riche en enseignements. L’homme demande : « Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » (Luc 18.18). Jésus ne répond pas à sa question, mais lui pose une autre question : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Il n’y a de bon que Dieu seul ! » (Luc 18.19), puis il teste sa connaissance des commandements et l’invite à le suivre : « Il te manque encore une chose : Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens et suis-moi » (Luc 18.22).
Cette conversation de Jésus fera l’objet d’une analyse plus approfondie dans un prochain article. Mais d’ores et déjà, voici les 3 étapes utiliser Jésus pour aller chercher le questionneur.

2. 3 étapes pour aller chercher, derrière la question, celui qui est perdu.

1ère étape : me demander, « Pourquoi est-ce que cette personne me pose cette question » ?

Derrière chaque question, il y a une personne qui se cache. Un personne avec son histoire, ses douleurs, son péché, ses échecs, sa façon de bâtir son bonheur sans Dieu, et de se retrancher derrière les remparts qu’elle se construit contre la souffrance, et contre le scandale de la grâce ! Nous sommes donc appelés à discerner, avec l’aide de l’Esprit de Jésus-Christ, la personne qui sa cache derrière la question. Quelles sont ses intentions, et quel est son cœur ? En fait, il s’agit pour nous de bâtir un pont entre la tête et le cœur. Entre notre tête à nous, qui reçoit les questions de la personne de façon frontale, comme une attaque ou un challenge intellectuel… Entre notre tête à nous et le cœur de la personne que Jésus veut sauver, et appeler à sa suite.
Alors un conseil : Ne parlez pas trop vite ! Comme nous y invite Dietrich Bonhoeffer, « écoutons l’autre avec les oreilles de Dieu avant de nous adresser à lui avec sa parole » ! Ne répondez pas à la question. C’est ce que Jésus fait : il ne répond pas à la question, mais il répond à la question par une autre question. Et du coup lorsque quelqu’un me pose une question, la première chose que je vais faire, je vais me dire : « mais pourquoi est-ce qu’il me pose cette question ? ». Car ce n’est pas la question qui m’intéresse, mais la personne qui me la pose. Parce que cette personne, Jésus l’aime, et m’appelle à l’aimer !

2ème étape : « Je réponds à cette question par une question qui permettra à la personne de s’ouvrir ».

L’objectif, dans notre vie de témoin, c’est que nos conversations se poursuivent ! On peut gagner une argumentation tout en brisant la relation. Mais nous sommes appelés, au contraire, à cultiver nos relations comme autant de jardins d’espoir où nous pourrons semer des graines d’espérance. Apprenons donc à poser les bonnes questions, celles qui permettront à l’autre pour de s’ouvrir. Et par compassion et par honnêteté intellectuelle, veillons à partager, avec la personne, tout le poids de son interrogation, car derrière de nombreuses questions, c’est une souffrance qui gît.

3ème étape : « Invitons la personne à faire un pas de plus en direction de Jésus ».

C’est exactement ce que Jésus a fait avec le jeune riche : « Viens, et suis moi ! ». Dans nos conversations, est-ce que nous terminons avec une invitation personnelle à suivre Jésus-Christ ? Si nous avons simplement répondu à la question de manière très intelligente, et que nous n’avons pas proposé à la personne d’aller plus loin, de faire un pas de plus vers une vie remplie du Christ, nous n’avons pas évangélisé.

Conclusion.

Dieu dit, par la bouche de son prophète Jérémie (2.13) : « Ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau ». Nous qui avons trouvé l’eau vive, apprenons donc, dans nos conversations, à présenter aux autres celui qui nous appelle et nous dit : « Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle » (Jean 4.13-14).

Raphaël Anzenberger, édité par Aurélien Bloch

Cet article a été écrit par Aurélien

Aurélien est évangéliste-formateur. Il est membre de l'équipe de la plateforme TousTémoins.com

{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}

Essayez nos formations gratuitement

>